Le département n'est pas obligé de proposer une nouvelle version du contrat si vous refusez de le signer, mais il doit rester dans le cadre légal : le RSA repose sur des « droits et devoirs » fixés par la loi, et le document appelé « contrat » d'engagement ou d'insertion est en réalité, selon le Conseil d'État, surtout un support écrit pour préciser ces obligations, pas un véritable contrat négocié comme en droit privé, ce qui limite fortement l'invocation de la liberté contractuelle ou de la « contrainte économique ».
En revanche, le département doit respecter la loi : vos obligations doivent être « librement débattues », adaptées à votre situation, et il ne peut pas vous sanctionner (suspension du RSA) pour des démarches qui ne figurent pas dans ce document.
Si vous estimez que l'administration n'a pas joué le jeu (absence d'écoute, objectifs irréalistes, pression pour accepter une seule option comme le bénévolat obligatoire, etc.), vous pouvez contester la décision de suspension ou de réduction du RSA devant le tribunal administratif, en faisant valoir le non‑respect des textes (CASF) et du principe de bonne foi / loyauté dans les relations précontractuelles.
L'argument de « contrainte économique » (dire que vous avez signé sous la menace de perdre vos ressources) est en pratique difficile à faire reconnaître comme vice du consentement, surtout en droit public, mais il peut appuyer l'idée que le département a abusé de sa position et n'a pas respecté un accompagnement réel et personnalisé.
Enfin, même si le département invoque l'« intérêt général » (maîtrise des dépenses sociales, retour à l'emploi...), cet intérêt ne lui permet pas de tout faire : il doit respecter la loi, l'égalité de traitement entre bénéficiaires et vos droits fondamentaux (dignité, moyens d'existence), et un juge peut annuler une suspension de RSA ou certaines clauses d'un « contrat » si elles vont trop loin.
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il y a 11 minutes
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